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Title: Le contenu de la Wirklichkeit et la structure ontologique de l'idée
Author(s): GIACONE, Alessia
Journal: Revue Philosophique de Louvain
Volume: 118    Issue: 3   Date: août 2020-2021   
Pages: 369-390
DOI: 10.2143/RPL.118.3.3289693

Abstract :
L’objectif de notre étude est d’élucider les «moments» de l’idée logique à partir de l’interprétation hégélienne de Métaphysique, Z, 13, 1039a 7, ē gar entelecheia chōrizei. Nous reconstruisons d’abord la genèse de l’idée philosophique à travers ceux que Hegel reconnaît comme ses pères, Platon et Aristote. Si, chez Platon, l’idée est déjà l’universel, Hegel dénonce le manque de relation mutuelle de ses déterminations. À cause de cela, l’idée platonicienne n’a pas de réalité effective et donc ne quitte jamais la dimension potentielle. C’est ici qu’Aristote marque un tournant décisif, à travers l’introduction du mouvement de différenciation à l’intérieur de la stabilité d’un universel toujours égal à soi-même. Dans la deuxième partie de l’article nous tentons d’appliquer l’analyse de l’energeia et de l’entelecheia à la Logique, et d’y tester la notion d’idée dynamique ainsi formée. À partir d’une réflexion entre la solidarité conceptuelle de l’idée absolue et de la Wirklichkeit – terme allemand qui, selon Hegel, traduit l’energeia de manière «emphatique» –, et en nous arrêtant surtout sur le sens de cette dernière à la fin de la Logique objective et au seuil du concept, nous essayons de démontrer que la Science de la logique dans son ensemble est précisément une tentative de structurer les «moments de l’idée» – être, essence, et concept – et d’élucider leurs relations intrinsèques.



The aim of our study is to elucidate the «moments» of the logical idea setting out from Hegel’s interpretation of Metaphysics Z, 13, 1039a 7, ē gar entelecheia chōrizei. We first reconstruct the genesis of the philosophical idea through those whom Hegel recognises as his forefathers, namely Plato and Aristotle. Although in Plato the idea is already the universal, Hegel denounces the lack of mutual relations between its determinations. For this reason Plato’s Idea has no actual reality and hence never leaves the potential dimension. This is where Aristotle takes a decisive step by introducing a movement of differentiation within the stability of a universal always equal to itself. In the second part of the article we attempt to apply the analysis of energeia and entelecheia to the Logic and to test the notion of the dynamic idea thus formed. Setting out from a reflection on the conceptual solidarity of the absolute idea and of the Wirklichkeit – a German term, which in Hegel’s view translates energeia «emphatically» –, and paying special attention to the meaning of the latter at the end of the objective Logic and on the threshold of the concept, we aim to show that the Science of Logic as a whole is precisely an attempt to structure the «moments of the idea» – being, essence, and the concept – and to elucidate their intrinsic relations.

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