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Document Details :

Title: Paul, le judaïsme et la Torah
Subtitle: Discussion sur une nouvelle perspective
Author(s): FOCANT, Camille
Journal: Revue Théologique de Louvain
Volume: 42    Issue: 1   Date: 2011   
Pages: 35-52
DOI: 10.2143/RTL.42.1.2066227

Abstract :
À partir des années 1980, une nouvelle perspective s’est dégagée dans les études pauliniennes à partir surtout de la notion de «nomisme de l’alliance» (covenantal nomism) proposée par Ed Parish Sanders. Cet article passe en revue la discussion suscitée par cette nouvelle perspective. Il conclut que les judaïsants se sont égarés, selon Paul, en faisant de la Loi une condition d’entrée dans l’alliance pour les païens. Cela revenait à désarticuler la juste balance entre les sources du salut en occultant l’initiative de Dieu, son don gratuit. Pour sauvegarder celle-ci, Paul insiste sur la foi en Jésus Christ comme source de justification pour tous. Dans l’Évangile paulinien, comme dans le nomisme de l’alliance, la Loi ne constitue pas une condition d’entrée dans l’alliance. Elle joue un rôle important, mais en restant seconde comme réponse au don divin. Si tel n’était plus le cas, cela reviendrait à faire passer la grâce divine au second plan.



From 1980 onwards a new perspective has appeared in Pauline studies especially on the basis of the notion of covenantal nomism proposed by Ed Parish Sanders. This article reviews the discussion generated by this new perspective. It comes to the conclusion that, according to Paul, the Judaizers have gone astray by making the Law a condition for the pagans’ entry into the covenant. This amounts to dislocating the correct balance between the sources of salvation by obscuring God’s initiative, his free gift. In order to preserve this gift, Paul insists on the faith in Jesus Christ as the source of justification for all. In the Pauline Gospel, as in covenantal nomism, the Law does not constitute a condition for entry into the covenant; it plays an important role, but remains in second position as a response to the divine gift. If this were not the case, it would amount to relegating divine grace to a second level.

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