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Document Details :

Title: La réforme de la semaine sainte sous Pie XII (1951-1956)
Subtitle: Enjeux d'un premier pas vers la réforme liturgique de Vatican II
Author(s): PRÉTOT, Patrick
Journal: Questions Liturgiques/Studies in Liturgy
Volume: 93    Issue: 3-4   Date: 2012   
Pages: 196-217
DOI: 10.2143/QL.93.3.2961373

Abstract :
La réforme de la Semaine Sainte menée sous l’autorité du Pape Pie XII dans les années 1951-1956, c’est-à-dire près de 10 ans avant le Concile Vatican II, est d’un grand intérêt pour réfléchir aux processus de réforme en matière de liturgie. En effet, l’analyse de cette opération met en lumière plusieurs caractéristiques qui constituent autant de préparatifs au grand aggiornamento qui sera demandé par la Constitution Sacrosanctum Concilium. Cette réforme permit notamment de mettre au point des méthodes de travail impliquant la collaboration internationale d’experts appartenant à des langues et cultures diverses. C’est la première réforme d’ampleur touchant la vie liturgique depuis le Concile de Trente, même si l’on ne peut sous-estimer l’impact des décisions prises au début du XXe siècle par le Pape Pie X. Elle suit un processus progressif dans lequel les étapes s’enchaînent les unes aux autres: ainsi la restauration de l’horaire va susciter une réforme plus complète de la semaine sainte. Par un ressourcement en tradition, elle cherchait surtout à favoriser la participation active des fidèles aux grandes célébrations qui sont le sommet de l’année chrétienne. Et cette opération, qui suscitera un large intérêt dans certaines parties du catholicisme, sera en même temps l’occasion des premières manifestations du refus de transformer voir même de toucher à l’édifice hérité du passé. La crise qui éclatera après la réforme de Vatican II se met donc en place déjà à ce moment là.



The reform of the Holy Week rites carried out under the authority of Pope Pius XII between 1951 and 1956, ten years before Vatican II, is an important aid to reflection on the process of liturgical reform. An analysis of this undertaking reveals the extent to which it constituted a preparation for the vast aggiornamento called for by the constitution Sacrosanctum Concilium. This earlier reform developed a working method involving the international participation of experts from various cultures and languages. It is not an underestimation of the importance of the decisions taken at the beginning of the twentieth century by Pope Pius X to affirm that the revision of the Holy Week rites was the first broad reform affecting liturgical life since the Council of Trent. The different elements of its execution exercised a sort of mutual and progressive causality: for example, the restoration of the celebrations to their natural times led to a more complete reform of the rites. By means of renewal rooted in tradition, it sought above all to favour the active participation of the faithful in the celebrations that constitute the summit of the liturgical year. This undertaking, which attracted great interest in much of the Catholic world, also provoked the first reactions of a refusal to transform, or even to touch, the monument inherited from the past. The crisis that would break out after the reform of Vatican II had already begun.

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