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Title: Die Verantwordung der Frau für die Ausübung der Macht Christi durch den Mann (1 Kor 11,10)
Subtitle: Eine Interpretation im Kontext orthodoxer Frauentraditionen
Author(s): ADAMTZILOGLOU, Evanthia
Journal: Journal of the European Society of Women in Theological Research
Volume: 13    Date: 2005   
Pages: 141-152
DOI: 10.2143/ESWTR.13.0.2004806

Abstract :
Traditionally, the central theme of 1 Cor 11:2-16 is understood to be the question of women covering their heads during worship. 1 Cor 11:10 is therefore interpreted in this context and the term exousiaunderstood either as a head covering or as male power over the woman. The author suggests that v. 10 should however be read not as a conclusion deriving from vv. 4-9, but in as referring to v. 3. This shifts the focus away from the subordination of the woman to her active role in “having the power over the head.” For the woman is responsible for ensuring that the man can remain in relation to Christ so that he may experience the power of Christ as the conquering (kenosis) of the hard-hearted male domination. As Paul says, it is “on account of the angels” that the woman has such power of Christ over the man in worship. In early Judaism, the angels represented the spirits of the elements of the world, that is polytheism. Christianity is differentiated from polytheism through the woman’s responsibility to exert the power of Christ over the man. In ecclesiastical contexts, the woman chooses freely to cede precedence to the man. Through this concession, women share responsibility for ensuring the true preaching in the Church and are therefore named “preachers of the apostles of Jesus” in Orthodoxy.




Traditionnellement, la question de la tête (ou chef) couvert(e) ou découvert(e) pendant le culte est considérée comme le thème central de 1 Co 11,2-16. C’est pourquoi 1 Co 11,10 fut interprété dans ce sens et le mot exousia, par conséquent, compris soit comme «tête couverte», soit comme pouvoir sur la femme. L’auteure propose de ne pas conclure des versets 4 à 9 au verset 10 mais de rapporter ce dernier au verset 3. De cette manière, ce n’est pas la soumission de la femme qui est mise en avant, mais au contraire son rôle actif dans la question «du pouvoir sur le chef». Car c’est la femme qui porte la responsabilité du maintien du rapport de l’homme avec le Christ. C’est elle qui doit lui faire vivre sur lui-même le pouvoir du Christ comme renoncement (kenosis) à la domination impitoyable de l’homme. C’est – comme le dit Paul – «à cause des anges» que la femme aurait un tel pouvoir du Christ sur l’homme au cours du culte. Au début de la civilisation juive, les anges représentent les esprits des éléments du monde, c’est-à-dire le polythéisme. Avec la responsabilité de la femme exerçant sur l’homme le pouvoir du Christ, l’Église du Christ se distingue du polythéisme. Dans la condition ecclésiale, la femme accorde de son plein gré la préséance à l’homme. Et c’est avec l’assentiment de la femme que les femmes ont leur part de responsabilité dans la juste prédication au sein de l’Église, et s’en soucient. Elles sont, pour cela, appelées à juste titre «les prédicatrices des apôtres de Jésus» dans l’orthodoxie.

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