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Document Details :

Title: Présence de Dieu, présence à Dieu dans le jeu liturgique
Author(s): CHAUVET, Louis-Marie
Journal: Questions Liturgiques/Studies in Liturgy
Volume: 89    Issue: 2-3   Date: 2008   
Pages: 71-86
DOI: 10.2143/QL.89.2.2033508

Abstract :
Ce début du XXIe siècle se caractérise par une redécouverte des vertus du symbole pour dire Dieu dans notre actuelle modernité ou post-modernité occidentale. Le paradigme de la liturgie en tant que jeu symbolique illustre la capacité de vivre le rapport à Dieu dans sa double dimension, descendante et ascendante, de présence de Dieu et de présence à Dieu. Les catégories qui sont caractéristiques pour le jeu, sont d’une certaine manière aussi valables pour la liturgie en tant que fête, entre cérémoniel et émotionnel. La liturgie fonctionne comme lieu transitionnel et crée l’espace potentiel où se négocie, à travers le jeu, la création artistique ou la ritualité religieuse, le rapport au réel. Ce dernier doit être compris comme un rapport au Dieu vivant qui soit juste, c’est-à-dire à bonne distance avec lui: ni trop près, auquel cas on en reviendrait à une fusion de l’expérience mystique; ni trop loin, auquel cas c’est le vide cognitif. La liturgie fonctionne comme une théologie négative en acte: négation par excès ou sur éminence. Ce n’est pas en direction de la suspension apophatique du discours de l’onto-théologie, mais bien en direction du «suspendu» de la Croix. Cela est exprimé dans l’expérience liturgique en dégageant un espace de déprise et de gratuité, manifestée par la priorité du «nous» au «je», la précédence de la tradition et la priorité de l’extériorité sur l’intériorité. La liturgie appelle par ailleurs le sujet croyant à vivre son rapport à Dieu sur le mode de la réserve et de la pudeur. Enfin, le jeu métaphorique du vocabulaire liturgique ancien fait bien office de théologie négative en acte.



The beginning of the twenty first century is characterised by a rediscovery of the symbol’s virtues for speaking about God in our present, occidental modernity or post-modernity. The liturgical paradigm in as much as it is a symbolic game illustrates the capacity to live the relationship to God in its double dimension, descending and ascending, from the presence of God and from the presence to God. The categories which are characteristic for this game are, in a certain sense, also applicable to the liturgy as a feast, between the ceremonial and the emotional. Liturgy functions as a transitional place and creates the potential space where, through the game, our relation to reality is being realised/performed. The latter relation must be understood as a fitting relation to the living God, i.e., at the right distance from him: neither too close, in which case one returns to the fusion of mystical experience, and neither too far, in which case it is a cognitive vacuum. Liturgy functions as a negative theology in action: negation through excess or superabundance. This does not go in the direction of the apophatic suspension of onto-theological discourse, but towards the «suspended» of the Cross. This is expressed in the liturgical experience by setting free a space of detachedness and gratuitousness, manifested by the priority of 'we' to 'I,' tradition’s precedence, and the priority of exteriority over interiority. Moreover, the liturgy calls the believing subject to live his connection to God with discretion and modesty. Finally, the metaphorical game of ancient liturgical vocabulary acts well as negative theology in action.

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