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Document Details :

Title: Et
Subtitle: Signe clé de la poétique de vents de Saint-John Perse?
Author(s): FAVRIAUD, Michel
Journal: L'Information Grammaticale
Volume: 111    Date: octobre 2006   
Pages: 39-42
DOI: 10.2143/IG.111.0.2017854

Abstract :
Le recueil de Vents fait un usage abondant de la conjonction de coordination «et». Si l’on consulte Wilmet (1997: 574), mention est faite, avec quelques réserves, de la notion de «même valeur et même fonction», ou de «même rang» entre les termes coordonnés, mais cette dernière notion est maintenant remise en cause (Godard: 2005). Deux remarques toutefois s’imposent d’emblée: la quasi-totalité des exemples cités place le «et» à l’intérieur de la phrase, malgré la correction partielle du paragraphe 707 (Wilmet, 1997: 578), tandis que l’analyse du linguiste belge ne mentionne jamais la ponctuation. Il en va de même dans beaucoup de travaux récents (Godard et al.: 2005), même si la question de «l’incidence» des «syntagmes conjoints» soulevée par Abeillé fait brèche (id. : 44 et sq.). Or ce qui caractérise notre corpus, outre la surabondance des occurrences, c’est justement la place variable de «et» dans la phrase, et souvent à l’entame, et la variété des signes de ponctuation noire qui le précèdent. Sachant que nous entendons la ponctuation au sens du triptyque ponctuationnel, ponctuations noire, blanche et accentuelle (Favriaud, 2000, 2004b), ne faut-il pas reprendre à nouveaux frais le rapport, naguère établi par Marcello-Nizia (1978), entre connecteurs et ponctuants?

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