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Document Details :

Title: De bibliotheek van Dom Jacobus Olivier († 1612), prior en pastoor van Waver
Author(s): VERLEYEN, W.
Journal: Ons Geestelijk Erf
Volume: 69    Issue: 1   Date: maart 1995   
Pages: 83-96
DOI: 10.2143/OGE.69.1.2003436

Abstract :
Jacques Olivier (Olivarius), devenu moine de l’abbaye bénédictine d’Affligem en Brabant en 1575, eut une vie mouvementée. En mars 1578 déjà, à la suite du sac de son monastère par les troupes calvinistes, il dut se réfugier avec la communauté à Termonde. Ensuite il alla continuer ses études théologiques à l’université de Douai et fut maître d’école à Cambrai. Vers 1585, il retourna chez ses confrères qui s’étaient établis provisoirement dans leur prieuré de Basse-Wavre en Brabant Wallon, l’abbaye ayant été incendiée en 1580. Après le pillage du prieuré et la fuite des moines à Bruxelles en 1588, il resta à Wavre, où ik devint curé en 1590. Il s’y distingua comme orateur sacré. En 1592, lors d’une irruption de troupes hollandaises, il fut emmené captif à l’île de Tholen, rançonné et libéré seulement en 1594. Après son retour à Wavre, il devint doyen du district de Gembloux. En 1595, il fut envoyé à Coblenz et à Trèves pour obtenir la protection de la congrégation de Bursfeld et du nonce apostolique contre les atteintes de l’archevêché de Malines aux droits de son abbaye incorporée au dit archevêché. Pourtant en 1602, il accepta comme ses confrères sous contrainte un compromis défavorable. A partir de 1597 il cumula la fonction de curé avec celle de prieur de Basse-Wavre où ne résidait d’ailleurs aucun autre moine. En 1606, il devint curé de Hingene avec domicile dans le prieuré de Bornem où il eut des relations suspectes. Il y décéda le 26 ou 27 mai 1612 après avoir rédigé le même mois sur la demande de l’archevêque Hovius l’inventaire de son mobilier et de sa bibliothèque.
La bibliothèque, composée de 51 titres est plutôt pastorale et pratique, moins monastique. L’homilétique et la spiritualité y figurent avant tout. D’autre part, elle présente des lacunes surprenantes: on constate l’absence totale de la théologie thomiste et de la mariologie. Sa piété était manifestement christocentrique, pas du tout mariale. Parmi les auteurs, les réguliers dominent, les dominicains surtout, les jésuites moins. Sur le plan linguistique, le latin règne en maître, le français joue un rôle de peu d’importance et le néerlandais est totalement absent. Géographiquement, son monde culturel se limite surtout aux Pays-Bas méridionaux, à la France et à l’Italie. Il va de soi que sa bibliothèque est avant tout cléricale et que l’élement profane y est fort secondaire.

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