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Title: Le dialogue de Schelling avec Eschenmayer (1797-1801)
Subtitle: De leurs différences et divergences à leur opposition
Author(s): ROUX, Alexandra
Journal: Revue Philosophique de Louvain
Volume: 115    Issue: 1   Date: 2017   
Pages: 1-30
DOI: 10.2143/RPL.115.1.3239887

Abstract :
On se propose de démontrer que les recherches d’Eschenmayer ont joué un rôle déterminant dans l’émergence puis l’émancipation de la Naturphilosophie de Schelling, et cela même sous deux rapports: d’une part, sur la question de l’importance et de la place de l’étude de la nature dans le système entier de la philosophie; et d’autre part, sur des questions internes à cette étude. Si les travaux d’Eschenmayer ont en effet stimulé ceux de Schelling en ce domaine, ce que manifestent les Ideen de 1797 (Idées pour une philosophie de la nature), ils ont aussi progressivement fait mûrir des écarts, comme en témoigne l’article Sur le vrai concept d’une philosophie de la nature de 1801. Pour l’établir, je mets d’abord en évidence la manière différente dont chacun définit son projet de philosophie de la nature. Je montre ensuite qu’ils se nourrissent différemment aussi de la philosophie transcendantale dans leur étude philosophique de la nature. Puis, dans l’explication des différences qualitatives de la matière concrète, je montre comment Schelling s’écarte d’Eschenmayer. Enfin, j’indique la conséquence et l’horizon de toutes ces différences, à savoir cette idée, proprement schellingienne, que la nature doit à elle-même sa productivité, que sa philosophie est donc indépendante – toutes choses qu’Eschenmayer récuse.



The aim is to show that Eschenmayer’s research played a determining role in the emergence and then the emancipation of Schelling’s Naturphilosophie from two points of view: on the one hand, in regard to the question of the importance and of the place of the study of nature in the whole system of philosophy; and on the other hand, in regard to questions internal to this study. If Eschenmayer’s writings indeed stimulated those of Schelling in this field, as shown by the Ideen of 1797 (Ideas for a Philosophy of Nature), they also progressively brought divergencies to fruition, as witnessed by the article On the True Concept of Philosophy of Nature (1801). To establish this thesis I first highlight the difference between the way they define the enterprise of the philosophy of nature. Next I show that they also draw differently on trascendental philosophy in their philosophical study of nature. Then, in their explanations of the qualitative differences in concrete matter, I show how Schelling diverges from Eschenmayer. Finally, I point out the outcome and the horizon of all of these differences, namely the idea proper to Schelling that nature owes its productivity to itself, that its philosophy is therefore independent – viewpoints that Eschenmayer refuses.

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