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Document Details :

Title: La courtisane comme agent d'acculturation
Subtitle: «La Joyeuse» et Enkidu dans l'Épopée de Gilgameš et Raḥab et les éclaireurs hébreux dans Josué 2
Author(s): BODI, Daniel
Journal: Journal Asiatique
Volume: 303    Issue: 2   Date: 2015   
Pages: 205-214
DOI: 10.2143/JA.303.2.3120202

Abstract :
Cet article compare la rencontre entre l’homme sauvage Enkidu et la courtisane Šamḫatu «La Joyeuse» décrite dans l’Épopée de Gilgameš et celle des éclaireurs hébreux avec la prostituée Raḥab de la ville de Jéricho narrée dans Josué chapitre 2. La courtisane avec laquelle Enkidu passe sept jours et six nuits lui apprend à vivre en société et l’aide à s’acculturer aux mœurs de la vie urbaine. Cette rencontre lui permet de «passer» la frontière entre la steppe et la ville. La courtisane initie l’homme sauvage de la steppe à la civilisation urbaine et fait d’Enkidu un homme prêt à intégrer la ville d’Uruk. Dans l’Épopée de Gilgameš la courtisane illustre l’important rôle civilisateur de la femme. De même, le premier contact des Hébreux nomades avec la vie citadine et sophistiquée au pays de Canaan se fait par l’intermédiaire d’une prostituée, Raḥab. Dans les deux traditions littéraires du Proche-Orient ancien, la rencontre avec la courtisane symbolise le passage de la vie nomade et sauvage à la vie urbaine et civilisée. La rencontre avec la courtisane reflèterait le changement de statut: le nomade devient acculturé et sédentaire.

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