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Title: Hypothèse praxéogénique et institutionnalisation du changement linguistique
Author(s): VERJANS, Thomas
Journal: L'Information Grammaticale
Volume: 126    Date: juin 2010   
Pages: 22-26
DOI: 10.2143/IG.126.0.2053937

Abstract :
C’est aujourd’hui un véritable lieu commun que de souligner l’essor considérable des études portant sur le changement linguistique. Cependant, les questionnements qui leur sont liés concernent davantage les processus que les notions de synchronie et de diachronie et, plus généralement, les théories linguistiques susceptibles de les inclure. Or, ces notions méritent d’autant plus d’être interrogées qu’elles traduisent par leur(s) définition(s) même, certains des postulats épistémologiques adoptés. C’est ainsi, nous semble-t-il, que se manifeste le choix opéré par G. Guillaume d’une forme de réalisme linguistique. En ce sens, l’«hypothèse praxéogénique» que nous présentons ici s’attache au fonctionnement même de la langue et se fonde en large part sur une lecture critique du Cours de linguistique générale, et plus particulièrement sur un examen de la notion de synchronie. C’est dans le dessein de remédier aux limites de la conception saussurienne que G. Guillaume sera conduit à proposer une innovation terminologique en l’espèce de la praxéogénie, laquelle aura à charge de saisir la langue dans sa réalité ontologique, là où la synchronie demeure ancrée sur le plan de la méthodologie. Nous montrerons également que l’hypothèse praxéogénique semble à même d’offrir des éléments d’explication complémentaires à certains aspects du changement linguistique, et notamment au problème de son institutionnalisation, i.e. de son accession à la langue.

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