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Title: Ibn Rushd on Galen and the New Drugs Spread by the Arabs
Author(s): AMAR, Zohar , LEV, Efraim , SERRI, Yaron
Journal: Journal Asiatique
Volume: 297    Issue: 1   Date: 2009   
Pages: 83-101
DOI: 10.2143/JA.297.1.2045783

Abstract :
The rise of the Abbasid dynasty created uniquely favorable economic conditions for exchange of all kinds. Muslim rulers took advantage of the presence within their empire of various kinds of specialised knowledge and techniques, and in so doing generated a revolution, spreading agricultural innovations and the use of new drugs, the vast majority of which were imported from South-East Asia, India, China and Zanzibar. The present article focuses on the examination of medicinal substances known in the Muslim world that were not mentioned by Classical writers. Some Muslim physicians, most of them Andalusian, who dealt with the identification and re-evaluation of medicinal substances — writers such as Ibn Juljul (10th century) and al-Idrīsī (12th century) — were aware of the absence of many drugs in the Greek medical literature and devoted works to the discussion of such missing drugs. Another important source for our knowledge is Ibn Rushd, also known as Averroes (12th ca.). In his major work on medicine, the al-kulliyyāt (Generalities), written between 1153 and 1169, he devoted a chapter to the drugs not mentioned by Galen. Ibn Rushd's list consists of forty-one drugs, twenty of which are identical to drugs that feature in Ibn Juljul's and al-Idrīsī's lists. This article presents the potential hidden in Ibn Rushd's list and assesses and reconstructs the list of drugs that were distributed by the Arabs. In future studies, we intend to gauge the extent of this phenomenon. The list is diverse, and consists of medicinal plants, perfumes, and spices, domesticated plants, drugs of animal and mineral origin, and compounds. These affected the pharmacology and diet of the pre-modern world for hundreds of years, and many of the simples are still in use in modern societies today.



Le développement de la dynastie abbasside créa les conditions économiques extrêmement favorables aux échanges de toutes natures. Les souverains musulmans tirèrent avantage de la présence dans leur empire de différentes techniques et connaissances spécialisées et, ce faisant, provoquèrent une véritable révolution, favorisant la diffusion d’innovations agricoles et l’emploi de nouveaux remèdes, pour la plupart provenant de l’Asie du sud-est, d’Inde, de Chine et de Zanzibar. Cet article concerne l’examen de substances médicales qui étaient connues dans le monde musulman, mais que les auteurs classiques ne mentionnaient pas. Quelques médecins musulmans, la plupart andalous, qui traitèrent de l’identification et de la ré-évaluation des substances médicales,— auteurs tels qu’Ibn Juljul (10e siècle) et al-Idrīsī (12e siècle) — étaient conscients de l’absence de nombreux remèdes dans la littérature médicale grecque et ils consacrèrent certaines de leurs oeuvres à discuter de ces remèdes. Une autre source importante de notre connaissance est Ibn Rushd, aussi connu sous le nom d’Averroès (12e siècle environ). Dans son oeuvre médicale majeure, l’al-kulliyyāt (Généralités), écrite entre 1153 et 1169, il consacra un chapitre aux remèdes que Galien ne mentionnait pas. La liste d’Ibn Rushd consiste en quarante et un remèdes, dont vingt sont identiques à des remèdes que contiennent les listes d’Ibn Juljul et al-Idrīsī. Cet article montre l’intérêt que recèle la liste d’Ibn Rushd. Il reconstruit la liste des remèdes que diffusaient les Arabes. Nous avons l’intention de mesurer l’étendue de ce phénomène dans des travaux futurs. La liste des remèdes est variée. Elle consiste en plantes médicinales, parfums et épices, en plantes domestiques, en remèdes d’origine animale, minérale et composée. Ces substances influencèrent la pharmacologie et la diététique du monde pré-moderne pendant des centaines d’années et beaucoup des simples mentionnés sont aujourd’hui encore employés dans les société modernes.

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