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Title: Disjonction et négation en latin
Author(s): ORLANDINI, Anna M.
Journal: Bulletin de la Société de Linguistique de Paris
Volume: 91    Issue: 1   Date: 1996   
Pages: 147-167
DOI: 10.2143/BSL.91.1.2002516

Abstract :
Notre analyse essaie d'interroger le rapport existant en latin entre la négation, la conjonction copulative et la disjonction. Dans cette langue, le connecteur disjonctif le plus fréquent dans les contextes négatifs est aut, qui peut aussi remplacer la conjonction copulative neque. On peut soutenir que toutes les occurrences de ce connecteur dans la portée de l'opérateur de négation doivent être interprétées comme des disjonctions inclusives. En effet, à notre avis, la disjonction exclusive ne peut jamais se trouver dans la portée de l'opérateur de négation. Contre l'opinion qui considère aut comme le seul connecteur disjonctif possible en présence de deux concepts opposés entre eux, nous croyons qu'il faut d'abord se demander à quel niveau illocutoire poère la disjonction et ensuite choisir le connecteur disjonctif le plus adéquat. La distinction fondamentale est à faire, à notre avis, entre la disjonction objective (ou logique ou véridictoire) opérant au même niveau illocutoire que la modalité épistémique objective et la disjonction exprimant un choix subjectif du locuteur, opérant celle-ci à un niveau illocutoire supérieur. En latin le connecteur de la disjonction objective est aut, alors que les deux connecteurs disjonctifs aut et vel peuvent également réaliser la disjonction subjective (vel étant le plus fréquent dans les contextes positifs, même lorsqu'il s'agit de présenter deux concepts opposés). Parmi les emplois non logiques du connecteur français ou et ses transpositions en latin, on interrogera en particulier l'emploi argumentatif et l'emploi dit d'équivalence.

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