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Document Details :

Title: Dieu éclaté
Subtitle: Hans Jonas et les dimensions d'une théologie philosophique après Auschwitz
Author(s): THEIS, Robert
Journal: Revue Philosophique de Louvain
Volume: 98    Issue: 2   Date: mai 2000   
Pages: 341-357
DOI: 10.2143/RPL.98.2.541988

Abstract :
L’auteur reconstruit la pensée «théologique» de Hans Jonas en s’interrogeant, d’abord sur le concept de Dieu tel que Jonas l’envisage à la lumière d’Auschwitz. Au concept «fort» de la tradition philosophique, Jonas oppose en effet un concept «faible», à savoir celui d’un Dieu qui se dépouille, dans l’acte de la création, de toute sa puissance et se dépose. Or, de ce fait, le sens même de la création change: l’évolution naturelle et l’avènement de l’homme deviennent, de ce fait, autant de moments d’un devenirde la divinité même, et d’une divinité qui souffre là où la création est défigurée. Il en résulte aussi que la question d’Auschwitz: «Où est Dieu?» se voit transformée en la question de la responsabilité de l’homme: «Homme, comment as-tu pu rendre possible Auschwitz?». Dans une partie conclusive, l’auteur tente une «greffe» de l’énoncé théologique de Jonas sur le projet de l’éthique de la responsabilité. Il soutient que celle-ci ne tient sa justification ultime que de cette urgence à restaurer le Dieu éclaté dans sa création.

The author reconstructs the «theological» thought of Hans Jonas by inquiring firstly into the concept of God adopted by Jonas in the light of Auschwitz. In opposition to the «strong» concept in the philosophical tradition, Jonas puts forward a «weak» concept, namely that of a God who divests himself, in the act of creation, of all of his power and deposes himself. In this way the very meaning of creation changes: the natural evolution and the arrival of man become in this way as many moments in the becoming of the divinity itself, and of a divinity who suffers where creation is disfigured. Another result is that the question of Auschwitz: «Where is God» is transformed into a question of the responsibility of man: «Man, how did you make Auschwitz possible?» In a concluding section, the author attempts to graft the theological statement of Jonas onto the project of the ethics of responsibility. He maintains that the ultimate justification of the latter arises only from this urgency to restore the God who has burst in his creation.

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