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Document Details :

Title: Plague in Sistan, 1905-1906
Author(s): FLOOR, Willem
Journal: Studia Iranica
Volume: 51    Issue: 1   Date: 2022   
Pages: 101-144
DOI: 10.2143/SI.51.1.3292134

Abstract :
This paper describes the rare outbreak of the plague in Sistan in 1905, whom it affected and what was done to contain the disease. By the end of February 1906, the Sistan Sanitary Commission was successful in stopping the spread of the disease beyond its original area. However, local civil and military authorities undermined the strict application of quarantine and the supply of cheap grain, as this into cut their speculative profits. In early March the plague reached the regional capital city Nasratābād. Attempts to enforce containment led to a riot in Naṣratābād on 26 March 1906, incited by self-serving local civil and religious leaders. After peace and quiet had returned to the town containment activities resumed and by the end of August the epidemic was over. About 3,000 people died, many of them unnecessarily. This case shows that implementing well-intentioned intrusive public health measures require the cooperation of influential local leaders, even when they are selfserving. The British argued for such an approach, but were resisted by Iranian officials of the central administration.



Cet article décrit une épidémie de peste au Sistan en 1905, événement rare, les populations qu’elle a touchées et les actions entreprises pour contenir la maladie. À la fin de février 1906, la Commission sanitaire du Sistan réussit à arrêter la propagation de la maladie au-delà de sa zone d’origine. Cependant, les autorités civiles et militaires locales ont sapé l’application stricte de la quarantaine et l’approvisionnement en céréales bon marché, car cela réduisait leurs profits spéculatifs. Début mars, la peste a atteint la capitale régionale Nasratābād. Les tentatives d’imposer les mesures de contention de la maladie ont conduit à une émeute en ville le 26 mars 1906, incitée par des chefs civils et religieux locaux qui voulaient défendre leurs propres intérêts. Après le retour du calme, les mesures du confinement ont repris et à la fin d’août, l’épidémie fut terminée ayant fait environ 3000 morts dont certains auraient pu être évités. Ce cas montre que la mise en oeuvre des mesures de santé publique bien intentionnées mais perçues comme intrusives, nécessite la coopération de dirigeants locaux influents, même si ces derniers suivent leurs propres intérêts. Les Britanniques ont plaidé pour une telle approche, mais ont rencontré l’opposition des hauts responsables iraniens de l’administration centrale.

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