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Title: Was the Tower of Babel Really Left Unfinished?
Subtitle: Genesis 11:5 in Light of Hebrew Syntax, the Septuagint, and Jewish Reception
Author(s): RICHELLE, Matthieu
Journal: Semitica
Volume: 63    Date: 2021   
Pages: 125-139
DOI: 10.2143/SE.63.0.3289899

Abstract :
Selon une lecture séculaire du «récit de la tour de Babel» (Genèse 11, 1-9), encore largement adoptée par les exégètes, le texte évoque l’arrêt de la construction de la fameuse tour. De ce fait, beaucoup s’estiment contraints d’infléchir le sens du v. 5 en traduisant «la ville et la tour que les humains bâtissaient», alors que la syntaxe hébraïque conduirait à employer ici un plus-que-parfait. Selon ces chercheurs, le verset ne saurait indiquer que l’édification de la tour et de la cité est révolue, si c’est seulement plus tard que Dieu fait cesser ce processus (v. 8). Cet article défend une autre interprétation, très minoritaire jusqu’ici mais qui ne force pas la grammaire hébraïque et convient au contexte; il faut comprendre au v. 5: «Yhwh descendit voir la ville, et la tour que les humains avaient bâtie». La proposition relative en fin de verset a pour seul antécédent «la tour» - comme l’avaient compris les traducteurs de la Septante et de la Vulgate. Ainsi, le v. 5 suppose que la tour est achevée, non le reste de la ville. De manière intéressante, la réception juive de ce passage ne présuppose pas toujours que la construction de cet édifice a été interrompue; le Midrash Rabbah et le Midrash Tanhuma disent même le contraire.

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