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Document Details :

Title: Reşat Ekrem Koçu among the Historians
Subtitle: Academic Credibility vs. the Enjoyment of History
Author(s): FAROQHI, Suraiya
Journal: Turcica
Volume: 52    Date: 2021   
Pages: 419-445
DOI: 10.2143/TURC.52.0.3289815

Abstract :
Through his novels and above all by his life’s work the İstanbul Ansiklopedisi, Reşat Ekrem Koçu (1905-75) has continued to attract attention as an active participant in the cultural life of the early Republic of Turkey. In recent years, the organization known as SALT, a sponsor of cultural endeavors in Istanbul and Ankara, together with Kadir Has University, Istanbul, has begun to digitize the volumes of the İstanbul Ansiklopedisi published in Koçu’s lifetime. Moreover, the group plans to make available the numerous files prepared for the unpublished sections of the encyclopedia in digital form. Koçu focused on the everyday lives of Istanbul inhabitants, highlighting the clothing, foods, and amusements specific to different categories of people. While only one of several authors that wrote ‘popular history’ in the early Republican period, his willingness to stress the occasional weirdness and strangeness of life in general and Ottoman life in particular, places him in a separate category. A skillful mediator, as collaborators he managed to recruit devotees of the Ottoman sultanate and adherents of the Republic of Turkey, people detesting everything ‘European’ and partisans of European-style modernity, men in positions of political power and outsiders to the establishment including an Armenian scholar. He thus brought together eleven volumes notable for comprehensiveness and diversity. Ultimately, the venture foundered due to lack of official support, while private donors only filled the gap for limited periods: in the 1950s and 1960s, foundations as means of institutionalizing the philanthropy of rich people still were mostly in the future.



Par ses romans historiques et surtout son magnum opus l’İstanbul Ansiklopedisi, Reşat Ekrem Koçu (1905-1975) continue d’intéresser non seulement les spécialistes de la vie culturelle des premières années de la République de Turquie, mais aussi le grand public. En témoignent les rééditions de plusieurs de ses travaux littéraires, et principalement la récente digitalisation des volumes parus de l’İstanbul Ansiklopedisi, une entreprise financée par l’organisation culturelle SALT, active à Istanbul et à Ankara, avec la collaboration de l’université Kadir Has (Istanbul). Dans son encyclopédie, Koçu a réservé une place de choix à la vie quotidienne des habitants d’Istanbul, donnant des images saisissantes des vêtements, des nourritures préférées et des divertissements des diverses couches de la population de l’ancienne capitale ottomane. Assurément, Koçu n’est pas le seul auteur des années 1950 et 1960 à publier des travaux d’«histoire populaire», mais il se distingue par sa capacité à mettre en évidence les contradictions et l’étrangeté de la vie en général et de celle des Ottomans en particulier. Habile médiateur, il parvint à recruter des contributeurs venus des horizons les plus divers: défenseurs de la dynastie ottomane et partisans de la nouvelle république, ennemis jurés de tout ce qui rappelait la civilisation européenne et modernistes convaincus, proches des gouvernements de l’époque et personnes extérieures à l’establishment, y compris un érudit arménien. Ainsi, les onze volumes de l’İstanbul Ansiklopedisi parus sont des modèles à la fois d’exhaustivité et de diversité. Malgré deux tentatives de publication avec des sponsors différents, le grand oeuvre est resté incomplet. Dans les années 1950 et 1960, des appuis officiels pour une grande publication consacrée à l’ancienne capitale ottomane étaient très difficiles à trouver, les sources de financements privés tarissaient rapidement et les fondations qui auraient pu canaliser la bienfaisance des riches donateurs n’avaient pas encore vu le jour.

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