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Document Details :

Title: La figure du tiers dans Le phénomène érotique de Jean-Luc Marion
Author(s): HARDY, Jean-Sébastien
Journal: Revue Philosophique de Louvain
Volume: 115    Issue: 2   Date: mai 2017   
Pages: 357-379
DOI: 10.2143/RPL.115.2.3245506

Abstract :
Dans Le phénomène érotique, Jean-Luc Marion défend, dans une prise de distance nuancée à l’égard de Levinas, la thèse d’une appartenance essentielle du tiers à la relation amoureuse, qui dès lors ne saurait être conçue comme pure intimité du Je et du Tu. Le phénomène singulier du tiers, marqué tant par sa nécessité que par son absence, ne se laisse toutefois apercevoir qu’en replaçant la phénoménologie de l’amour au sein d’une dialectique passionnelle sous-jacente, dont la tonalité originaire n’est plus la certitude rassurante du cogito, mais plutôt son inanité devant la question «à quoi bon?». Les phénomènes, essentiellement pluriels, de l’amour (haine de soi, duel, etc.) mis en évidence par Marion suscitent ainsi des dialogues plus ou moins explicites avec l’histoire de la philosophie (Pascal, Hegel, etc.). L’objectif de cet article est de montrer l’originalité de ce geste qui comprend la formation phénoménologique des personnes dans une temporalisation quasi dialectique des phénomènes affectifs par lesquels ils sont appelés à intervenir ou, plus proprement, à figurer.



In The Erotic Phenomenon Jean-Luc Marion, in taking a measure of distance from Levinas, defends the thesis that a third party essentially belongs to a loving relationship, which therefore cannot be conceived as the pure intimacy of the I and the Thou. The singular phenomenon of the third party, characterised both by its necessity and by its absence, can only be noticed by replacing the phenomenology of love within an underlying dialectic of the passions, the original tonality of which is no longer the reassuring certainty of the cogito, but rather its futility in the face of the question «what is the point?» The essentially plural phenomena of love (hatred of self, duel etc) highlighted by Marion thus arouse more or less explicit dialogues with the history of philosophy (Pascal, Hegel etc). The aim of this article is to show the originality of the approach which understands the phenomenological formation of persons in a quasi dialectical temporalisation of affective phenomena by means of which they are called upon to intervene or, more accurately to figure.

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