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Document Details :

Title: Zur Bedeutung von ἐγκαίνια in Joh 10,22
Author(s): FÖRSTER, Hans
Journal: Revue Biblique
Volume: 123    Issue: 3   Date: 2016   
Pages: 400-417
DOI: 10.2143/RBI.123.3.3159683

Abstract :
The Jewish feasts mentioned in the Gospel of John point – according to the common opinion – to an intended audience which consists mostly of non-Jewish persons. There are more feasts mentioned than in the Synoptics and there is additional information for these feasts given. Thus, e.g. for Hanukkah (τὰ ἐγκαίνια) the fact is mentioned that it is winter. This seems to be superfluous since those acquainted with Jewish life are according to the commonly held opinion expected to know that Hanukkah is celebrated in winter. This perception of superfluous information is, however, a misconception of the Greek word used in John’s Gospel. The word used for Hanukkah is not a name, but a generic term meaning 'celebration of a dedication'. Since more than one 'dedication' of a Jewish temple took place in Jerusalem the information that 'it is winter' is crucial for the identification of Hanukkah. Otherwise this feast in John 10:22 could also be taken to be either the celebration of the dedication of the temple built under Solomon right before Sukkot was celebrated or of the dedication of the temple built under Zerubbabel. In consequence dictionaries of the New Testament as well as translations of John 10:22 should avoid the definite article if they translate τὰ ἐγκαίνια in John 10:22. There seems to be no such thing as 'the' Feast of Dedication in Jewish religious life in 1st cent. C.E. What is today known as Hanukkah was called – according to Flavius Josephus – (feast) of Lights. This, however, makes at least the 'feast of dedication' mentioned in the Gospel of John an area where the author expects obviously a lot of knowledge from the intended reader. Thus, it is not anymore possible to use this feast in John’s Gospel as argument that this text was meant for a predominantly non-Jewish audience.



Les fêtes juives mentionnées dans l’Évangile de Jean visent – selon l’opinion commune – un public ciblé qui se compose principalement de personnes non-juives. Il y a plus de fêtes mentionnées que dans les synoptiques et il y a des informations supplémentaires données pour ces fêtes. Ainsi, par exemple pour Hanoucca (τὰ ἐγκαίνια) on mentionne le fait que c’est l’hiver. Ceci semble être superflu puisque ceux qui connaissent la vie juive sont censés savoir, selon l’opinion communément admise, que Hanoucca est célébrée en hiver. Cette perception d’une information superflue est, cependant, une mauvaise compréhension du mot grec employé dans l’Évangile de Jean. Le mot employé pour Hanoucca n’est pas un nom, mais un terme générique qui signifie «célébration d’une dédicace». Puisque plus d’une «dédidace» d’un temple juif a eu lieu à Jérusalem, l’information que «c’est l’hiver» est capitale pour l’identification de Hanoucca. Sinon, cette fête en Jean 10,22 pourrait également être prise comme étant la célébration de la dédicace du temple construit sous Salomon juste avant que Souccot ait été célébrée ou celle de la dédicace du temple construit sous Zorobabel. En conséquence, les dictionnaires du Nouveau Testament comme les traductions de Jean 10,22 devraient éviter l’article défini s’ils traduisent τὰ ἐγκαίνια en Jean 10,22. Il semble n’y avoir aucune chose comme «la» Fête de la Dédicace dans la vie religieuse juive au Ier siècle ap. J.-C. Ce qui est aujourd’hui connu sous le nom de Hanoucca a été appelé – selon Flavius Josèphe – (fête) des Lumières. Ceci, cependant, fait au moins de la «fête de la dédicace» mentionnée dans l’Évangile de Jean un domaine où l’auteur attend manifestement beaucoup de connaissances de la part du lecteur ciblé. Donc, il n’est plus possible d’utiliser cette fête dans l’Évangile de Jean comme argument pour affirmer que ce texte était destiné à un public majoritairement non-juif.

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