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Document Details :

Title: Ottoman Engineers
Subtitle: The Redefinition of Expert Identities during the Reign of Abdülhamid II and the Early Years of the Second Constitutional Period
Author(s): MARTYKÁNOVÁ, Darina
Journal: Turcica
Volume: 45    Date: 2014   
Pages: 125-156
DOI: 10.2143/TURC.45.0.3032667

Abstract :
After the Young Turk Revolution, engineering journals and associations proliferated in the Ottoman Empire. The analysis of the engineers’ discourse reveals a high degree of consolidation of a professional identity based on expert knowledge. It also shows how the engineers — Ottoman Muslims and non-Muslims as well as foreigners — felt entitled not only to carry out, but also to shape public policies in what they understood as their field of action. This article attempts at unearthing the roots of the engineers’ discourse to the decades that preceded the Second Constitutional Period. Furthermore, it examines the divisions among those who acknowledged one another as an engineer, tracing them along the shifting national and ethno-religious lines. The article argues that, in the Ottoman Empire of the Second Constitutional Period, a transnational community of engineers coexisted, overlapped and clashed with emerging professional communities organised along national lines; lines which were, in turn, also in a process of major redefinition.

Après la révolution jeune turque, on a vécu une prolifération des revues et associations d’ingénieurs. L’analyse du discours des ingénieurs montre un haut degré de consolidation d’une identité professionnelle fondée sur les connaissances spécialisées. On observe également que les ingénieurs ottomans – musulmans et non-musulmans –, mais aussi étrangers, voyaient dans leur fonction non seulement le simple exercice de leur métier, mais aussi l’élaboration de politiques publiques dans ce qu’ils concevaient comme leur champ d’action. Le présent article se donne comme objectif de rechercher les racines du discours des ingénieurs dans les décennies précédant la Deuxième Période constitutionnelle. Par ailleurs, il examine les divisions parmi ceux qui se reconnaissaient mutuellement comme ingénieurs, en suivant les contours des catégories nationales et ethno-religieuses en cours de mutation. Il cherche à prouver que dans l’Empire ottoman de la Deuxième Période constitutionnelle, une communauté transnationale d’ingénieurs coexistaient, s’empiétaient et se heurtaient contre les communautés professionnelles émergeantes organisées selon des critères nationaux, eux même en cours de redéfinition.

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