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Document Details :

Title: L'expression concise dans les Fables de La Fontaine
Subtitle: Remarques grammaticales et stylistiques sur la proposition averbale
Author(s): HACHE, Sophie
Journal: L'Information Grammaticale
Volume: 131    Date: octobre 2011   
Pages: 18-22
DOI: 10.2143/IG.131.0.2141917

Abstract :
Dans la préface de son premier recueil, La Fontaine rappelle d’entrée de jeu l’exigence de brièveté propre à la fable ésopique, qu’on peut fort bien appeler l’âme du conte, puisque sans elle il faut nécessairement qu’elle languisse. S’il note que cette brèveté apparaît aux yeux de certains comme peu compatible avec la langue française, tel Patru qui émet des doutes quant à la possibilité d’adapter Esope, c’est pour mieux la mettre en valeur dans l’écriture des Fables. Les critiques l’ont analysée au niveau de la narration, parfois réduite à une trame minimale comme le montre M. Slater à propos des fables «Parole de Socrate» (IV, 17) et «La montagne qui accouche» (V, 10); sur le plan rhétorique et stylistique, les figures de style participent elles aussi de l’expression brève, ce que O. Leplatre commente en lien avec la parole des puissants, dans un chapitre consacré à «La rhétorique et la brièveté». Si recherche de la concision de l’expression informe en profondeur l’écriture des Fables, nous voudrions nous arrêter ici sur un point syntaxique en particulier qui repose par définition sur la brièveté et qui en concentre les effets: la proposition sans verbe. Les propositions averbales que l’on rencontre dans les Fables sont à la fois nombreuses et variées du point de vue syntaxique, et nous nous intéresserons ici à la fois à quelques cas de propositions averbales en prédication seconde, dans le cadre de constructions détachées, et à des propositions averbales indépendantes, en prédication première.

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