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Title: A et I, ou tel est mon bon plaisir
Author(s): FOUGERON, Irina
Journal: Bulletin de la Société de Linguistique de Paris
Volume: 104    Issue: 1   Date: 2009   
Pages: 361-382
DOI: 10.2143/BSL.104.1.2046995

Abstract :
Les études russes consacrées aux conjonctions de coordination analysent chacune d’elles indépendamment des autres. Dans des travaux antérieurs, nous avons montré qu’il existe en russe moderne certains indices sélectifs communs à no et a. Il semblerait qu’entre a (adversative) et i (cumulative) il existe de nombreux emplois concurrents. On remarque d’ailleurs que pour traduire les trois conjonctions de coordination russes le français ne dispose que de deux conjonctions: si la conjonction no (adversative) est, très souvent, traduite par «mais», a et i se traduisent toutes deux par «et».
Nous nous proposons, sur la base du russe contemporain, de mettre en évidence les différents indices sélectifs des conjonctions a et i (chacune pouvant être «interne» ou «externe» selon la terminologie de S. Karcevski), et de montrer:
– quelles sont les modifications dans l’organisation du message apportées par l’emploi de l’une ou l’autre de ces conjonctions en contexte lexico-syntaxique identique,
– quelles sont les manifestations intonatives de ces changements,
– quelles sont les répercussions de ces modifications sur le fonctionnement de la phrase dans le contexte.
En vieux-slave, a et i étaient très proches: dans différentes copies d’un même texte, une conjonction pouvait être employée à la place de l’autre. L’analyse des textes vieux-russes nous a permis de voir que certaines expressions ont totalement changé de sens du fait du jeu des deux conjonctions a et i. Nous illustrerons notre analyse d’exemples tirés de textes anciens qui sont, aujourd’hui, devenus proverbiaux.



The Russian works devoted to coordinating conjunctions analyze each of them independently of the others. In my earlier publications, I have shown that in contemporary Russian i and a share some distinctive features. It’s likely that a (adversative) and i (cumulative) concur in a lot of functions. In order to translate the three conjunctions of Russian coordination, French has only two conjunctions: conjunction no (adversative) is often translated as «mais», whereas both a and i will be rendered by «et». Collecting our material from contemporary Russian, we set out to cast new light on the different distinctive features of conjunctions a and i (each can be «internal» or «external», according to S. Karcevsky’s terminology). We intend to specify:
– Which changes occur in the organization of the «message» conveyed by the use of each conjunction in similar lexico-syntactic context;
– What are the effects of these changes on intonation;
– What are the implications of these changes on the organization of the sentence in context.
In Old Slavonic a and i were very close: in different copies of the same text each could be used instead of the other. The analysis of Old-Russian texts shows that some phrases gained a totally new meaning because of functional changes of both conjunctions a and i. We illustrate our analysis by focusing on phrases, which are derived from ancient texts which have now become proverbial.

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