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Document Details :

Title: La sagesse de la Bible
Subtitle: À la recherche d’un art de vivre
Author(s): VERMEYLEN, J.
Journal: Revue Théologique de Louvain
Volume: 35    Issue: 4   Date: 2004   
Pages: 441-473
DOI: 10.2143/RTL.35.4.2017443

Abstract :
Les livres sapientiaux (en particulier les Proverbes, Qohélet et le Siracide) sont le fruit d’un dialogue parfois conflictuel entre expérience concrète et doctrine théologique. Au point de départ, la sagesse est d’abord un savoir-faire, comme les proverbes anciens en témoignent : elle observe la société et tire de ce qu’elle voit des leçons pour la quête du bonheur. À l’époque perse, cette sagesse pratique est mise au service d’une théologie de la rétribution divine en fonction de la Torah. Au nom de l’expérience de la non-maîtrise de l’homme sur son propre destin, Qohélet critique à la fois la sagesse traditionnelle (idéal de la réussite sociale) et la doctrine officielle ; il propose un chemin de joie, modeste, certes, mais réaliste : il faut vivre avec intensité les petits moments de plaisir que Dieu accorde. Le Siracide, enfin, met en garde contre une sagesse qui lui paraît trop humaine et rappelle que, pour être heureux, il faut avoir au cœur la crainte de YHWH. C’est l’homme du juste milieu ou, plutôt, de l’équilibre ; ainsi, il encourage la recherche du plaisir, mais en ajoutant aussitôt : « avec modération, et en ayant le souci des autres ».




The sapiential books (in particular Proverbs, Ecclesiastes, Ben Sira) are the fruit of a sometimes conflicting dialogue between concrete experience and theological teaching. At the start, wisdom is in the first place know-how, as the ancient proverbs attest: they observe society and draw out from there lessons for the quest of happiness. During the Persian era, this practical wisdom is put to the use of a theology of divine retribution in accordance with the Torah. In the name of the non-mastery of man over his own destiny, Ecclesiastes criticises both traditional wisdom (the ideal of social success) and the official teaching; he proposes a path of joy, modest to be sure but realistic: one must intensely live the short moments of pleasure which God grants. Ben Sira, finally, warns against a wisdom which seems to him too human and reminds his readers that, in order to be happy, one should have at heart the fear of YHWH. He is the man of the golden mean, or rather balance; hence he encourages the search of pleasure but immediately adds “with moderation and concern for others”.

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