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Title: Paléoclimatologie et peuplement de l'Égypte ancienne
Author(s): CORNEVIN, M.
Journal: Revue d'Égyptologie
Volume: 47    Date: 1996   
Pages: 183-203
DOI: 10.2143/RE.47.0.2003718

Abstract :
Depuis 1980, la paléoclimatologie saharienne a enregistré des progrès spectaculaires qui apportent un éclairage nouveau à la question tant discutée du peuplement de l'Egypte ancienne. Les mouvements de population déterminés par les changements dans la flore et dans la faune sont particulièrement faciles à suivre en Egypte. Dans les périodes 'arides', la vallée est un pôle d'attraction. Dans les périodes 'humides' et notamment la dernière — entre 10000 et 5500 avant J.-C. environ — le désert constituait un milieu de vie favorable tandis que la vallée devenait un pôle de répulsion. Le fleuve, alimenté par des affluents plus nombreux et beaucoup plus puissants qu'aujourd'hui, la remplissait tout au long de l'année. L'affinement progressif de la paléoclimatologie conduit à démentir plusieurs idées reçus, et particulièrement l'importance des influences asiatiques dans la civilisation égyptienne.



Paleoclimatology, with its close links to physical geography, determines paleoecology and consequently accounts for the way of life and the movements of the prehistoric populations. More obviously so in Egypt's case than in other places, it is the main key to the history of its settlements, because the Egyptian Nile runs down a narrow valley between two deserts and because the waterflow of its yearly floods originates in distant lands — the Ethiopian Range and the area of the great African Lakes, which always benefited from a good rainfall. In the so-called humid ages, the present desert was hospitable to man, unlike the valley, flooded all year round by tumultuous tributaries. In the arid periods, its population, then attracted by the valley, would abandon it. The dramatic new inroads which have been made in Saharian paleoclimatology since 1980 disprove a number of preconceived ideas and strengthen the notion that the Egyptian culture was much less dependent on Asian influences than hitherto asserted.

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