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Title: A Houri Cloaked in Human Form
Subtitle: Fāṭima al-Zahrā in Medieval Sunni Intellectual History
Author(s): MANSOURI, Mohammad Amin
Journal: Journal Asiatique
Volume: 313    Issue: 2   Date: 2025   
Pages: 217-235
DOI: 10.2143/JA.313.2.3295644

Abstract :
Fāṭima al-Zahrā (d. 11/632) was the esteemed daughter of the Prophet of Islam and spouse of 'Alī ibn Abī Ṭālib (d. 40/661), the first Shi'i imam and the fourth caliph in Islamic history. She was also the mother of al-Ḥasan (d. 50/670) and al-Ḥusayn (d. 61/680), highly cherished by Sunnis and embraced by Shi'as as rightful imams. Yet, Fāṭima was more than just the sum of these attributes. She emerged as an independent symbol of piety, a source of devotion, and a canvas for spiritual imagination among various Muslims. This paper studies medieval Sunni depictions of Fāṭima, focusing on three works from the late 7th/13th century through the mid-8th/14th century. It argues that these narratives paint a dual nature for Fāṭima and portray her with both a celestial aura and earthly grace. While some narratives present her as a radiant being with heavenly attributes and esoteric knowledge, others depict her as a woman of flesh and blood, where her body metamorphoses into a sacred vessel for spiritual contemplations, and her trials and hardships paint a poignant image of her vulnerability and humanity.



Fāṭima al-Zahrā (m. 11/632) était la fille estimée du prophète de l’islam et l’épouse d’'Alī ibn Abī Ṭālib (m. 40/661), le premier imam Shi'as et le quatrième calife de l’histoire islamique. Elle était également la mère d’al-Ḥasan (mort en 50/670) et d’al-Ḥusayn (mort en 61/680), très appréciés des Sunnites et considérés par les Shi'as comme les imams légitimes. Cependant, Fāṭima était bien plus que la somme de ces attributs. Elle est apparue comme un symbole indépendant de piété, une source de dévotion et une toile de fond pour l’imagination spirituelle de divers musulmans. Cet article étudie les représentations médiévales sunnites de Fāṭima, en se concentrant sur trois oeuvres datant de la fin du VIIe/XIIIe siècle jusqu’au milieu du VIIIe/XIVe siècle. Il soutient que ces récits dépeignent une double nature pour Fāṭima et la représentent à la fois avec une aura céleste et une grâce terrestre. Alors que certains récits la présentent comme un être radieux doté d’attributs célestes et de connaissances ésotériques, d’autres la décrivent comme une femme de chair et de sang, dont le corps se métamorphose en un vase sacré pour les contemplations spirituelles, et dont les épreuves et les difficultés brossent un tableau poignant de sa vulnérabilité et de son humanité.

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