this issue
previous article in this issuenext article in this issue

Preview first page
Document Details :

Title: Reading Hakob Meghapart's Songbook (Venice, 1513/14)
Subtitle: On Middle Armenian and the First Printed Volume of Armenian Poetry
Author(s): PIFER, Michael
Journal: Turcica
Volume: 54    Date: 2023   
Pages: 287-324
DOI: 10.2143/TURC.54.0.3292411

Abstract :
From the years 1511/12-1513/14, an enigmatic printer known as Hakob Meghapart (Jacob the Sinful), working in Venice, published the first five books in the Armenian language. This article offers a social and literary history of the Tagharan (Songbook), a collection of medieval poems and likely the last book in Hakob’s series, which was published in 'vernacular' or Middle Armenian. It argues that although we cannot definitively identify the Tagharan’s readership, we can still determine a great deal about how audiences engaged with its versified contents. Hence, one aim of this article is to produce a microhistory of the Tagharan’s 'vernacular' poetry, shedding light on its cumulative didactic and religious program, which aimed to communicate with diverse audiences over an expansive geographic range. The second aim of this article is to consider the use of the medieval Armenian 'vernacular', which comes in-between the development of Classical Armenian and the standardization of modern Eastern and Western Armenian, in furthering this program. As it shows, Middle Armenian interfaced with adjacent literary languages and cultures in multifarious ways (including Arabic, Persian, Turkish, and also Classical Armenian). Moreover, and most important, these literary and linguistic entanglements are reflected in the ways in which the Tagharan attempts to shore up the confessional boundaries of its readership, subtly redirecting the concerns of medieval literature to address Armenian communities in the early modern world.



Entre les années 1511/12 et 1513/14, un imprimeur énigmatique connu sous le nom de Hakob Meghapart (Jacob le pécheur), qui travaillait à Venise, publia les cinq premiers livres en langue arménienne. Cet article propose une histoire sociale et littéraire du Tagharan (Le Livre de chants), un recueil de poèmes médiévaux et probablement le dernier livre de la série imprimée par Hakob, qui fut publié en langue «vernaculaire» ou moyen arménien. L’article soutient que, bien que nous ne puissions pas identifier de manière définitive le lectorat du Tagharan, nous pouvons néanmoins avoir une idée assez précise de la manière dont le public s’est intéressé à son contenu versifié. Par conséquent, l’un des objectifs de cet article est de produire une micro-histoire de la poésie «vernaculaire» du Tagharan, en mettant en lumière son programme tout à la fois didactique et religieux, qui visait à toucher divers publics sur un vaste espace géographique. Le second objectif de cet article est d’examiner l’utilisation de l’arménien médiéval «vernaculaire», qui se situe entre le développement de l’arménien classique et la standardisation de l’arménien oriental et occidental modernes, dans la continuité de ce programme. Comme cela est montré dans cet article, l’arménien moyen entrait en relation avec les langues et les cultures littéraires contiguës (ce qui inclut l’arabe, le persan, le turc et l’arménien classique) de multiples façons. De plus, et c’est le plus important, ces entrecroisements littéraires et linguistiques se reflètent dans la manière dont le Tagharan tente de consolider les frontières confessionnelles de son lectorat, en réorientant subtilement les préoccupations de la littérature médiévale pour s’adresser aux communautés arméniennes du début du monde moderne.

Download article