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Document Details :

Title: Les nâ'ib du ḳaẓâ de Cos au XVIe-XVIIe siècle à la lumière du fonds ottoman des archives du monastère de Saint-Jean à Patmos
Author(s): VATIN, Nicolas
Journal: Turcica
Volume: 51    Date: 2020   
Pages: 319-348
DOI: 10.2143/TURC.51.0.3288393

Abstract :
On repère dans le riche fonds ottoman des archives du monastère de Saint-Jean, à Patmos, un grand nombre de nâ’ib – désignés en général par la formule hilâfeten müvellà. Pour les seuls 22 premiers dossiers, qui couvrent une période allant de la fin du XVe au milieu du XVIIe siècle, dans 99 documents (pour la plupart des ḥüccet), on en dénombre 56 travaillant dans différents ḳaẓâ, mais principalement ceux de Rhodes, Samos et Cos (dont dépendait Patmos). L’intérêt de Cos (comme de Patmos) est d’être une île au sein d’un archipel, ce qui pose des problèmes particuliers, et d’abord de circulation et de communication. C’est en conservant cette particularité en tête qu’on a cherché dans cette documentation des indices sur la personnalité et la longévité des nâ’ib, sur les missions qui leur sont affectées, sur leur éventuelle spécialisation territoriale, en comparaison avec ce que cette même documentation nous dit sur le rôle de leurs patrons les cadis.



One can find in the rich collection of Ottoman documents kept in Saint John Monastery’s archives, in Patmos, a great number of nâ’ibs, typically referred to by the formula hilâfeten müvellà. In 99 documents – mainly ḥüccets – from the first 22 files (covering a period from the end of the 15th to the middle of the 17th century), 56 nâ’ibs are mentioned, from different ḳaẓâs, mainly Rhodes, Samos, and Kos, under whose jurisdiction fell Patmos. The case of Kos (and of Patmos) is interesting because as an island inside an archipelago, it had to deal with specific questions, first of all about circulation and communications. Keeping that specificity in mind, this paper aims at tracing clues about who were those nâ’ibs and how long they kept their office, about their tasks, and about their possible local specialisation. A comparison is made with what the documentation tells us about the role of the nâ’ibs’ patrons: the kadıs.

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