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Document Details :

Title: Pierfrancesco Giambullari and Azariah de Rossi
Subtitle: A Note on the Hebrew Discourse of Me'or Enayim, Chapter 57
Author(s): STEIN KOKIN, Daniel
Journal: Revue des Études Juives
Volume: 170    Issue: 1-2   Date: janvier-juin 2011   
Pages: 285-291
DOI: 10.2143/REJ.170.1.2126647

Abstract :
This note intervenes in a long-standing scholarly debate concerning the degree to which the Italian polymath Azariah de Rossi’s Me’or Enayim should be regarded as a polemical defense of Judaism. It does so by focusing on a small section of his discussion of the Hebrew language. On the surface, Azariah appears in this portion of his text (chapter 57) to make use of the arguments of Christian scholars on behalf of his claim that Hebrew 'is the antecedent and fount of all languages'. A closer examination of the structure of the discussion reveals, however, that Azariah is here subtly polemicizing against his Christian sources, in particular, albeit implicitly, against the claim that the Tuscan dialect of Italian derives directly from Hebrew or Aramaic. Indeed, it is Jewish scholars who turn out to be best equipped to demonstrate Hebrew’s preeminence; certainly, the Tuscans cannot claim any special relationship with it as compared with other languages. My examination of this small section of a massive and challenging text provides additional, albeit subtle, evidence in favor a polemical interpretation of the Me’or Enayim.



Cette note intervient dans un débat érudit de longue date s’agissant d’établir à quel point le Me’or Enayim du polymathe italien Azariah de Rossi doit être regardé comme un défenseur polémique du judaïsme. La note le fait en se focalisant sur une petite partie de sa discussion de la langue hébraïque. En surface, il apparaît qu’au chapitre 57, Azariah emploie les arguments des érudits chrétiens à l’appui de sa thèse selon laquelle l’hébreu «est l’ancêtre et la source de toutes langues». Mais une étude approfondie de ce point du texte montre qu’en fait, Azariah lance ici une polémique subtile contre ses sources chrétiennes, et tout particulièrement, mais de manière implicite, contre l’argument selon lequel le dialecte toscan d’Italie proviendrait directement de l’hébreu ou de l’araméen. En effet, ce sont les érudits juifs qui se révèlent être les mieux à même de démontrer la prééminence de l’hébreu. Or les Toscans ne sauraient revendiquer un rapport particulier avec l’hébreu, comparé aux autres langues. Mon étude d’un petit extrait de ce texte énorme et difficile offre donc une preuve supplémentaire, quoique subtile, en faveur d’une interprétation polémique du Me’or Enayim.

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