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Title: Did Josephus Ascribe the Fall of Jerusalem to the Murder of James, Brother of Jesus?
Author(s): INOWLOCKI, Sabrina
Journal: Revue des Études Juives
Volume: 170    Issue: 1-2   Date: janvier-juin 2011   
Pages: 21-49
DOI: 10.2143/REJ.170.1.2126639

Abstract :
A Christian tradition connects the destruction of Jerusalem to the murder of James the Just, brother of Jesus. One of its earliest and most explicit occurrences is found in Origen, on no fewer than three occasions. Origen ascribes this tradition to Josephus. In this paper, I explore the possibility that Origen may have paraphrased an authentic passage of Josephus, which is no longer extant. A close reading of the evidence in Origen shows that, contrary to some scholars’ opinion, Origen did provide references to Josephus when dealing with this passage. The passage in question would have made sense in the logic of Josephus’ Antiquities. Moreover, other passages in the Antiquities closely parallel the contested paraphrase, which suggests that it may well have belonged to this work. By way of conclusion, it can be said that if patristic testimonies on early Judaism and Christianity should always be read critically, they should not be systematically rejected either.



Une tradition chrétienne établit un lien entre la destruction de Jérusalem et le meurtre de Jacques le Juste, frère de Jésus. L’une de ses attestations les plus anciennes et les plus explicites est citée pas moins de trois fois par Origène. Celui-ci l’attribue à Josèphe. Dans cette étude, nous allons considérer l’hypothèse selon laquelle Origène aurait paraphrasé un passage authentique de Josèphe, qui ne serait plus présent dans les versions actuelles de cet auteur. Un examen attentif du texte d’Origène montre que, contrairement à l’opinion de certains savants, il n’est pas dénué de référence aux Antiquités juives. Il trouve par ailleurs sa place dans la logique générale de cet ouvrage. D’autres passages des Antiquités juives présentent des parallèles étroits avec le texte sur Jacques, ce qui renforce d’autant la probabilité de son appartenance à la version originelle du livre de Josèphe. En conclusion, si l’on peut dire que les témoignages des Pères sur le judaïsme et le christianisme de leur époque doivent être toujours lus de manière critique, ils ne doivent pas être systématiquement rejetés pour autant.

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